Avant l’hypnose : nous commençons par parler
Une séance d'hypnose thérapeutique ne commence pas au moment où vous fermez les yeux. Nous échangeons d’abord sur ce qui vous amène, sur ce que vous vivez actuellement et sur ce que vous attendez de la séance. Ce temps me permet de comprendre votre situation personnelle et de déterminer comment utiliser l’hypnose dans votre accompagnement. Je suis psychologue et j’utilise l’hypnose comme un outil qui peut venir s’intégrer à mon travail thérapeutique. Elle n’est donc pas appliquée de manière identique à toutes les personnes ni dans toutes les situations. Il n’existe pas une séance d’hypnose standard que l’on reproduirait mécaniquement d’un patient à l’autre.
Pendant la séance d’hypnose : vous n’avez absolument rien à forcer
Une séance d’hypnose ne demande pas d’entrer immédiatement dans un état particulier. Le travail se construit progressivement, à partir de votre attention, de vos sensations et de la manière dont votre esprit réagit à ce qui vous est proposé. Il n’y a pas une seule façon de vivre l’hypnose, et c’est précisément cette diversité d’expériences qui est normale. Pour l’hypnose proprement dite, vous êtes installé dans un fauteuil et je vous parle. Vous pouvez généralement fermer les yeux et rester en silence. Je ne vous demande pas de produire une expérience particulière et vous n’avez pas besoin de surveiller ce qui se passe. Vous n’avez pas non plus besoin de vous concentrer très fort sur ma voix. Certaines personnes écoutent presque chaque mot. D’autres se perdent dans leurs pensées, rêvassent, somnolent ou ont l’impression de partir beaucoup plus loin. Il est également possible de passer plusieurs fois d’un état à un autre au cours d’une même séance. Tout cela peut faire partie de l’expérience.
Dois-je réussir à lâcher prise ?
Pas du tout. C’est même une inquiétude que je préfère enlever dès le départ. Il n’est pas nécessaire d’être particulièrement doué pour se détendre, de parvenir à « faire le vide » ou d’arrêter de penser. Essayer de contrôler son niveau de détente ou de vérifier sans cesse si l’on est suffisamment hypnotisé peut au contraire rendre l’expérience inutilement compliquée. Vous pouvez simplement être là. L’hypnose thérapeutique contemporaine ne repose pas sur un don particulier du patient ou du thérapeute. Il ne s’agit ni d’un pouvoir exercé sur l’autre, ni d’une capacité exceptionnelle que certaines personnes posséderaient et d’autres non. Elle s’appuie sur des fonctionnements psychologiques ordinaires : la capacité à focaliser son attention, à s’absorber dans une expérience intérieure, à mobiliser des images, des souvenirs, des sensations ou des associations. Nous connaissons déjà, dans la vie quotidienne, des états où l’attention se modifie naturellement : lorsque l’on est absorbé par un livre, un trajet familier, une musique ou une pensée au point de moins percevoir ce qui nous entoure. En séance, ces capacités sont utilisées dans un cadre thérapeutique précis. Le rôle du praticien n’est pas de « faire » quelque chose à la place de la personne, mais de créer les conditions qui lui permettent d’explorer autrement ce qu’elle vit, ressent ou pense. C’est aussi pour cette raison qu’il n’existe pas une seule manière d’entrer en hypnose. Certaines personnes réagissent davantage aux images, d’autres aux sensations, au rythme de la voix, à la respiration, aux mots ou simplement au fait de laisser leur attention se déplacer. L’accompagnement s’adapte donc à la personne plutôt que l’inverse.
Et si j’entends tout pendant la séance ?
Entendre ma voix pendant toute la séance ne signifie pas que l’hypnose ne fonctionne pas. On confond encore souvent hypnose et sommeil. Pourtant, il est tout à fait possible de rester conscient de ce qui se passe autour de soi, d’entendre la voix du thérapeute et de conserver ensuite le souvenir de la séance. Certaines expériences hypnotiques sont très perceptibles. D’autres beaucoup plus discrètes. Vous pouvez donc sortir de la séance en ayant vécu quelque chose de très intense, comme avoir simplement l’impression de vous être reposé ou d’avoir laissé vos pensées circuler.
Faut-il entrer dans une transe profonde pour que la séance soit utile ?
Je ne cherche pas à obtenir la transe la plus profonde possible. Dans ma pratique, la profondeur de l’expérience hypnotique ressentie pendant la séance n’est pas le critère que j’utilise pour juger de l’intérêt du travail réalisé. Une personne peut avoir l’impression qu’« il ne s’est rien passé de spécial » pendant la séance et constater ensuite des changements. À l’inverse, une expérience intérieure extrêmement forte, des images très présentes ou ce que certaines personnes décrivent comme un voyage ne permettent pas, à eux seuls, de préjuger de l’effet thérapeutique. C’est pourquoi je vous invite à ne pas évaluer votre séance uniquement sur ce que vous avez ressenti pendant l’hypnose. Nous regardons aussi ce qui se passe après.
Est-ce que l’on perd le contrôle sous hypnose ?
L’hypnose thérapeutique est parfois confondue avec l’hypnose de spectacle. Ce sont pourtant deux contextes et deux objectifs très différents. Dans un spectacle, l’expérience doit être visible. Elle est construite pour produire une réaction, surprendre et divertir un public. Dans un cadre thérapeutique, il n’y a rien à montrer. De l’extérieur, une personne en séance peut simplement sembler assise confortablement dans un fauteuil, les yeux fermés. L’essentiel se joue dans son expérience intérieure et dans le travail thérapeutique engagé. L’hypnose contemporaine accorde également une place importante à la participation de la personne et à son autonomie. Le thérapeute ne prend pas le pouvoir sur elle : il travaille avec elle. Cette différence est fondamentale.
Que sait-on aujourd’hui de l’état hypnotique ?
L’hypnose n’est plus étudiée uniquement à partir du témoignage des personnes qui la pratiquent. Les recherches utilisant notamment l’imagerie cérébrale ont permis d’observer des modifications du fonctionnement cérébral associées à l’état hypnotique. Cela confirme que l’expérience hypnotique correspond à des phénomènes que la recherche peut étudier. Il faut néanmoins rester prudent. Ces observations ne signifient pas que nous savons aujourd’hui expliquer parfaitement comment fonctionne l’hypnose, ni qu’elle serait efficace de la même manière pour toutes les problématiques. Les conclusions de la recherche restent différentes selon les indications et les protocoles étudiés. L’hypnose est donc pour moi un outil thérapeutique, pas une méthode magique ni une solution universelle.
L’hypnose ne remplace pas l’évaluation clinique
La question n’est pas seulement : « Est-ce que l’hypnose peut fonctionner sur moi ? » Il faut aussi se demander si elle est pertinente dans votre situation. En tant que psychologue, je tiens compte de votre état psychologique, de votre histoire, de la problématique pour laquelle vous consultez et de ce qui se passe au moment où nous nous rencontrons. L’hypnose peut être utilisée seule dans certains contextes ou s’intégrer à un travail psychothérapeutique plus large. Elle ne se substitue pas non plus à un traitement médical lorsqu’un traitement est nécessaire. Cette évaluation fait partie du travail thérapeutique.
Lucia Light, Pandora Star et séance d’hypnose
Selon les séances et la situation, je peux également associer à l’hypnose des stimulations lumineuses ou sonores avec des technologies comme Lucia Light N°3 ou Pandora Star. Elles ne sont pas nécessaires pour pratiquer l’hypnose et ne sont pas utilisées systématiquement. Elles constituent des outils supplémentaires que je peux proposer dans certaines expériences ou certains accompagnements lorsque je les estime adaptés. Là encore, il ne s’agit pas de rechercher la sensation la plus spectaculaire possible, mais de choisir les outils en fonction de la personne et du travail engagé.
Que se passe-t-il après la séance ?
Lorsque le temps d’hypnose est terminé, nous prenons quelques instants pour parler de votre ressenti. Vous pouvez raconter ce que vous avez vécu si vous le souhaitez. Certaines personnes ont beaucoup de choses à dire. D’autres très peu. Il n’est pas nécessaire d’avoir une interprétation immédiate de tout ce qui s’est passé. Lors d’une séance suivante, nous pouvons également faire le point sur ce que vous avez observé depuis : changements, réactions, évolution d’un symptôme ou simplement absence de changement particulier. C’est ce suivi qui permet de replacer l’expérience hypnotique dans l’ensemble du travail thérapeutique. Je peux aussi vous proposer des conseils d’auto-hypnose si cela présente un intérêt pour vous et si vous souhaitez pouvoir réutiliser certains outils de manière autonome.
Une séance d’hypnose, concrètement
- Nous échangeons avant la séance pour faire le point sur votre situation.
- Vous vous installez ensuite confortablement au calme.
- Je vous accompagne par la parole.
- Vous n’avez pas besoin de faire le vide, de vous concentrer ou d’atteindre un état particulier.
- Vous pouvez rester silencieux pendant l’hypnose.
- À la fin, nous parlons de votre ressenti.
- Nous observons également les éventuels effets de la séance dans les jours qui suivent.
Le plus important est probablement celui-ci : vous n’avez pas à prouver que vous êtes « hypnotisable » et vous n’avez pas à réussir votre séance.
Questions fréquentes sur une séance d’hypnose
Est-ce que je dors pendant une séance d’hypnose ?
Pas nécessairement. Vous pouvez rester conscient de ma voix et de ce qui se passe autour de vous. Certaines personnes somnolent, d’autres restent très attentives et d’autres encore alternent entre plusieurs états.
Puis-je être hypnotisé si j’ai du mal à lâcher prise ?
Il n’est pas nécessaire de réussir à « lâcher prise » volontairement. Vous n’avez pas non plus besoin de faire le vide ou d’empêcher vos pensées d’arriver.
Et si je n’ai pas l’impression d’avoir été hypnotisé ?
L’expérience peut être très discrète. Le fait de ne pas avoir ressenti une transe profonde ou spectaculaire ne suffit pas à conclure que la séance n’a présenté aucun intérêt. Nous observons également ce qui se passe après la séance.
Est-ce que je peux perdre le contrôle sous hypnose ?
L’hypnose thérapeutique ne consiste pas à prendre le contrôle d’une personne. Le travail repose sur une relation thérapeutique dans laquelle vous restez partie prenante de ce qui se passe.
L’hypnose est-elle utilisée seule ?
Pas nécessairement. Dans ma pratique de psychologue, elle peut s’intégrer à un accompagnement psychothérapeutique plus large, en fonction de votre situation.
Prendre rendez-vous pour une séance d’hypnose à Toulouse
Je reçois sur rendez-vous dans mon cabinet au 11 place Lafourcade à Toulouse, près du métro Palais de Justice. Certaines consultations peuvent également être réalisées à distance. Si vous vous demandez si l’hypnose peut avoir une place dans votre accompagnement, nous pouvons en parler ensemble avant de décider de l’utiliser. Nadine Ryckwaert Psychologue, sexologue et hypnothérapeute à Toulouse
Sources et repères
- Inserm, Évaluation de l’efficacité de la pratique de l’hypnose, 2015.
- Institut Français d’Hypnose - Hypnose thérapeutique
- Dr Nicolas Neveux - L’hypnose thérapeutique
Les informations présentées dans cet article sont générales et ne remplacent pas une évaluation individuelle par un professionnel de santé.